Un ancêtre du badminton : jeu de battledore and shuttlecock en Angleterre en 1804
Pratiqué par les Chinois il y a quelque 2000 ans, on retrouve des images de jeu du volant au XVIIe siècle dans les peintures d’artistes célèbres de l’époque. L’un des ancêtres du badminton est le battledore and shuttlecock pratiqué en Angleterre dès le Moyen Âge, l’objet du jeu étant de maintenir en l’air un shuttlecock (volant) à l’aide d’une battledore (raquette ou palette).

Quant au badminton actuel, on raconte qu’un jour de 1873, des officiers anglais revenus des Indes se trouvant réunis dans le château du Duc de Beaufort à Badminton (ville anglaise du Gloucestershire), en viennent à évoquer le jeu indien du « poona », qui se pratiquait avec une raquette et une balle légère. Ils se mettent alors en tête d’y jouer. Mais n’ayant pas de balle sous la main, ils décident d’utiliser un bouchon de Champagne, auquel ils attachent quelques plumes. Amusés et séduits par leur trouvaille, ils décident de faire connaître ce jeu, sous le nom du château où il est né : Badminton. Quatre ans plus tard, ils publient les premières règles du jeu et s’en attribuent la paternité, bien qu’ils n’aient en fait rien inventé.

Il n’y a pas si longtemps, ce sport passait uniquement pour un sport de plage. Depuis 1934, date de la création de la fédération internationale de badminton (BWF), plus de 150 pays se sont affiliés à cette fédération, sur les 5 continents. Ce qui chiffre à plus de 100 millions le nombre de pratiquants sur la planète. Le comité olympique a donc décidé d’inscrire cette discipline aux jeux Olympiques de Barcelone en 1992, à la suite d’une démonstration à Séoul, quatre années auparavant.
Le simple et double messieurs, le simple et double dames ainsi que le double mixte sont les 5 épreuves présentées aux JO.
Actuellement, les meilleurs joueurs mondiaux sont originaires de Chine, d’Indonésie, de Corée, ou de Malaisie. En Europe, seulement deux pays rivalisent avec les asiatiques : le Danemark et l’Angleterre.
Évolution en France
Fin 1940, comme ce fut le cas pour le rugby à XIII, le tennis de table, le jeu de paume et la FSGT, le Badminton est interdit et en 1941 la Fédération est dissoute par le régime de Vichy (cf. sa Révolution nationale) et est rattachée à la Fédération de tennis. En avril 1942, le régime de Vichy détruisit aussi deux autres fédérations amateurs multi-sports et scolaires : UFOLEP et USEP.
Depuis 1977, l’augmentation du nombre de joueurs français est de 7 à 18 % par an. En 10 ans, le nombre de licenciés en France a été multiplié par 6. Il y avait 600 clubs pour plus de 79 000 licenciés en 2001 ; la barre des 100 000 licenciés a été franchie début 2005 avec 1460 clubs.
Sur le plan scolaire, dans le cadre de l’UNSS, le Badminton avec 110 000 compétiteurs est au 2e rang des sports individuels les plus pratiqués.
Le badminton en simple fut la 2e activité sportive la plus pratiquée au baccalauréat 2004.
Selon la Fédération française de badminton, il y a 114 725 licenciés en 2006 contre 51 671 en 1996, les effectifs ont ainsi doublé en dix ans.
